Quels sont les fleuves qui traversent le Tibet ?

Le Mékong, le Brahmapoutre, le Yangzi Jiang, l’Indus, le fleuve Jaune…, les plus grands fleuves d’Asie traversent le « toit du monde ». Une richesse qui se double d’un défi, celui de préserver glaciers et rivières alimentant ces fleuves sacrés indispensables à la survie d’une partie de la planète.

C’est le toit du monde. Sur un continent au quotidien nourri de spiritualité, où l’on dit que là où une rivière coule, là est la vie, physique et spirituelle.

Principaux fleuves

C’est au Tibet que les grands fleuves d’Asie prennent leur source et le traversent dans leurs cours supérieurs :

  • Le Brahmapoutre, dénommé Tsangpo au Tibet, coule au Bangladesh ; sa source est à 5 000 m d’altitude, dans la chaîne himalayenne des Kailas, au glacier Kubigangri, près de Lhassa.
  • La Salween coule veLa Salween coule vers la Birmanie, sa source est à environ 4 000 mètres d’altitude dans les monts T’ang-ku-la (Tanggula), au nord de la chaine himalayenne.
  • L’Indus qui a sa source au mont Kailâs ou Gangri irrigue le Pakistan et le Sutlej un affluent de l’Indus qui a sa source près du mont Kailash.
  • Le Mékong irrigue le Viêt Nam via la frontière Laos-Thaïlande et traverse le Cambodge.
  • Le Fleuve Jaune ou Huang He, qui irrigue la Chine, se nomme en Tibétain Ma chu, « le fleuve du paon ». Il prend sa source dans les monts Kunlun et se dirige vers l’est à travers le plateau tibétain dans lequel il a creusé de profondes gorges.
  • Le Yang-tsé le troisième plus long fleuve du monde (après l’Amazone et le Nil) alimente la Chine. Le Yang-tsé prend sa source à plus de 6 600 mètres, dans les monts Tanggula, dans un paysage extrême de glaciers et de terres enneigées, parsemé de moraines, balayé par des vents violents et dépourvu de toute végétation. Il est appelé en tibétain Dri chu (« fleuve de la femelle du yack »).